$sql = "SELECT * FROM cates WHERE cateId=" . $_REQUEST["cateId"]; $rs = mysql_query($sql); $objCate = mysql_fetch_object($rs); ?> PAP ARGUS - ACTUS
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Nouvelles hausses de prix sur les encres et vernis d'emballage

 

Malgré les difficultés actuelles de collecte et de diffusion de l'information, Pap'Argus reste fidèle à sa mission et continue à vous adresser l'actualité du secteur.

 

Après Sun Chemical, c'est au tour de Siegwerk et de Flint d'augmenter leurs tarifs. Cette hausse porte sur les encres et revêtements à base de solvant. Pour Siegwerk, la hausse s'applique dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et est à effet immédiat. Pour Flint, elle concerne l'Europe et s'appliquera à compter du 1er avril 2020. L'explication est la même que pour Sun Chemical : certaines matières premières, comme l'alcool, ont été affectées en termes de prix et de disponibilité en raison du coronavirus. La faute au besoin accru de produits ayant des propriétés désinfectantes et au potentiel de restrictions gouvernementales ou de mesures d'allocation. La demande pour ces produits, en particulier l'éthanol, continue de dépasser l'offre, ce qui a entraîné une réduction de la disponibilité mondiale et une augmentation rapide des prix. A cela s'ajoutent les contraintes de fret qui entraînent des coûts plus élevés pour tous les modes de transport.

Papier graphique

Maintien de l'activité dans les usines d'Arctic Paper

Arctic Paper compte parmi les principaux producteurs européens de papier bouffant et graphique haut de gamme. Touché comme tout le monde par la pandémie, l'entreprise a néanmoins tenu à rassurer son marché en indiquant que toutes ses usines, Grycksbo et Munkedal en Suède, Kostrzyn en Pologne, sont en activité et continuent d'honorer les commandes en cours. A toutes fins utiles, Arctic Paper précise que son service de maquettes et d'échantillons à l'usine de Munkedals, fonctionne également, même si l'équipe est réduite.

Covid-19 : Le canadien Canfor Pulp réduit la production à son usine de pâte de Northwood

 

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La pandémie du Covid-19 et l'incertitude économique qui en résulte font vaciller les entreprises de la filière qui sont obligées de modifier leur stratégie. A l'image de Canfor Pulp, qui fermera son usine de pâte de Northwood (Colombie-Britannique), qui avait été programmée pour un arrêt de maintenance, pendant trois semaines. Ce qui entraînera une réduction d'environ 35 000 tonnes de la production de pâte NBSK. Sur 2020, Canfor Pulp réduira aussi ses dépenses, d'environ 15 millions de dollars. Selon la durée de la pandémie et les impacts sur l'économie, Canfor a averti qu'elle pourrait être contrainte de prendre de nouvelles mesures.

Etiquette

Arconvert et Ritrama assurent être opérationnels à 100 %

Alors que la pandémie de coronavirus s'étend au monde entier, les industriels en charge des secteurs stratégiques s'organisent petit à petit. A l'image d'Arconvert et de Ritrama qui produisent principalement des matériaux auto-adhésifs pour l'ensemble de l'industrie de l'étiquetage. Une activité jugée essentielle et qui, pour le moment, fonctionne à plein au sein de ces usines. Des produits auto-adhésifs qui, une fois transformés en étiquettes, sont fondamentaux pour soutenir l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement de la santé incluant les médicaments et les appareils hospitaliers. Ces étiquettes se révèlent également essentielles pour toute la production alimentaire au supermarché, jusqu'aux codes-barres pour la manutention des marchandises et l'expédition des colis.

Le finlandais UPM stoppe la production de son usine située près de Glasgow

 

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Pas de cas déclarés de coronavirus, mais des inquiétudes grandissantes au sein des effectifs qui font que l'absentéisme a grimpé en flèche à UPM Caledonian Paper. Ce qui a contraint le papetier d'arrêter la production sur ce site, basé à 50 kilomètres de Glasgow. Mais le papetier s'engage à honorer toutes les commandes, grâce à ses autres usines. En temps normal, la production annuelle d'UPM Caledonian Paper s'élève à environ 250 000 t/an de papier magazine couché.

Industrie

Arrêts ou réductions de production dans 7 usines canadiennes de Rayonier Advanced Materials

Ces temps d'arrêt sont liés au coronavirus et ne concernent que les sites non jugés essentiels en cette période. L'américain Rayonier Advanced Materials a aussi précisé qu'il stoppait la production de papier journal à son usine de Kapuskasing en Ontario, au Canada, un site qui détient une capacité de papier journal de 220 000 t/an. En revanche, s'agissant de ses autres installations, elles devraient continuer de fonctionner normalement. Cela concerne les quatre usines de cellulose de haute pureté (HPC) aux États-Unis, au Canada et en France ainsi que les usines de pâtes et cartons de Témiscaming, au Québec. Rappelons que Rayonier est spécialisé dans les produits de cellulose de spécialité, qui sont utilisés notamment dans les filtres, les aliments, les produits pharmaceutiques. L'entreprise fabrique également des produits de bois d'œuvre, du papier journal et du carton léger. Elle exploite plusieurs sites au Canada et aux Etats-Unis et le site de Tartas (dans les Landes) en France (La Cellulose des Pins jusqu'en 1994). Elle emploie plus de 4000 personnes et réalise un chiffre d'affaires annuel de 1,8 milliard de dollars.

Encres

L'éthanol réquisitionné oblige Sun Chemical à augmenter ses prix

Le secteur des encres est lui aussi touché par la crise… Comme le montre la décision prise par le producteur d'encres américain Sun Chemical, d'augmenter les prix des encres et vernis liquides à solvants en Europe à partir du 1er avril. En cause : la pression sur la chaîne d'approvisionnement des alcools - en particulier l'éthanol. En effet, le coronavirus a provoqué une hausse de la demande de produits pharmaceutiques et désinfectés, ce qui fait que la disponibilité des alcools diminue. Le fabricant américain ajoute que ces hausses de prix dureront jusqu'à ce que la situation se normalise. Autre entreprise, autre stratégie : le groupe LVMH, suivi par d'autres entreprises, a, lui, donné de l'éthanol pour les applications médicales.

Baisse de 35 % de la consommation des ménages

 

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Il n’y a pas que la presse papier ou les papiers graphiques qui sont touchés par la crise du coronavirus, en raison d’une baisse de la pagination et de la diffusion possible pour la première et d’une fermeture des écoles et de la multiplication du télétravail digitalisé. La chute dramatique de la consommation des ménages va très rapidement impacter le secteur de l’emballage. Au-delà de cette chute de 35 % de la consommation des ménages, l’Insee annonce aussi une baisse du PIB français de 3 % pour un mois de confinement. Or, le confinement s’avère bien parti pour durer. Ce qui fait dire aux experts qu’au global, sur l’année, la baisse de la croissance serait bien plus forte qu'en 2008. Pour mémoire la Chine accuse une chute de production de 20 % pour le 1er trimestre.

E-commerce

Le Covid-19 fait exploser les ventes en ligne mais cela va-t-il profiter à l’emballage ?

Obligés de rester chez eux, les Français n’ont d’autres ressources que de commander par Internet, à un rythme plus important encore. Rien qu’au début du confinement, Nielsen a ainsi relevé une augmentation de 30 % des commandes pour les drives et la livraison à domicile. Une hausse qui n'a fait que se poursuivre depuis. A tel point que certains sites comme Amazon, sous la pression des pouvoirs publics et aussi sur-sollicités par un trop gros afflux de commandes, ont été obligés de restreindre leur offre aux produits essentiels. Côté papier carton, il est encore trop tôt pour faire le point : le supplément d’emballages carton dû au basculement vers le e-commerce contrebalancera-t-il la chute de la consommation des autres produits ou de l’emballage industriel (pièces détachées, etc.), pas si sûr, si l’on en croit les prévisions des recycleurs qui pensent manquer de produits collectés.

Industrie

Les PPO et carton plat en surchauffe

L’épidémie actuelle génère un pic d’activité au niveau de l’emballage, puisque le commerce en ligne vient ajouter un emballage secondaire ou même tertiaire sur des emballages existants, une augmentation pour le moment non contrebalancée par la baisse de la consommation et plus largement de l’activité économique. Les secteurs du PPO et du carton plat tournent à plein. En mode dégradé pour beaucoup, qui doivent fonctionner en sous-effectif et s’adapter chaque jour à un absentéisme toujours plus important. Un bouleversement qui a toutefois était sans impact notable sur les prix du mois de mars : dans les PPO, la hausse attendue des recyclés bruns est partiellement passée, et la stabilité est restée de mise pour le carton plat. Avril pourrait rimer avec quelques hausses supplémentaires dans les PPO, mais la crise majeure que nous traversons rend, sans conteste, les marchés très incertains.

Cepi : « L'industrie du papier, un maillon essentiel à la vie économique »

 

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Business as usual : c'est l'expression utilisée par Jori Ringman, directeur général du Cepi (Confederation of European Paper Industries), pour justifier sa demande. En effet, il réclame à son tour que l'industrie du papier soit « reconnue comme un fournisseur essentiel dans plusieurs chaînes de valeur européennes critiques ». Egalement, il souhaite que cette industrie soit éligible aux aides d'État. Il rappelle aussi le besoin de libre circulation des marchandises, expliquant que « beaucoup d'entreprises sont actuellement en difficulté en raison des contrôles supplémentaires aux frontières et des retards associés en Europe en raison du manque de capacité de conteneurs après la fermeture des ports chinois ». Il conclut en appelant la Commission européenne à « revoir la stratégie industrielle récemment adoptée afin de garantir sa validité et à mener une politique forte pour les nouvelles réalités industrielles ».

Arrêt de la MAP 2 sur le site de Golbey

 

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Le fabricant de papier de publication Norske Skog a été contraint d'arrêter la production de papier journal sur sa MAP installée dans son usine de Golbey en France. Précisément, la machine est à l'arrêt depuis le 16 mars. Le motif est connu : le manque d'effectifs lié à la propagation du coronavirus. Rappelons que la MAP 2 a une capacité de production maximale d'environ 350 000 t/an de papier journal et que le site de Golbey possède deux machines à papier journal.

Fiduciaire

L'imprimerie de Chamalières et la papeterie de Vic-le-Comte s'arrêtent

La Banque de France ferme deux sites, face à l'épidémie de coronavirus : son imprimerie de Chamalières (63), qui produit notamment les billets euro à hauteur de 20 % dans tout le pays, et sa papeterie de Vic-le-Comte (63). Au total, ce sont près de 1000 salariés qui ont été renvoyés chez eux, à des fins de confinement. En revanche, les cadres et les personnels administratifs fonctionnent en télétravail.

Production

L'industrie du recyclage, du papier et de l'emballage, jugée essentielle en Italie

L'Italie est le pays d’Europe le plus touché par le Coronavirus avec encore plus de 600 décès enregistrés en 24 heures. Pour accroître les chances du pays de sortir au plus vite de la pandémie, le gouvernement vient d'étendre par décret les mesures de confinement, mettant notamment à l’arrêt toutes les industries de production non essentielles jusqu'au 3 avril. Les industries des pâtes, papiers et emballages du pays et toutes les activités adjacentes nécessaires pour garantir le bon fonctionnement des usines et des installations ne sont pas affectées par l’arrêté de fermeture temporaire et sont autorisées à poursuivre leurs activités régulières. Cela comprend également les activités d'élimination des déchets, la collecte des déchets de papier et le recyclage des matières premières secondaires, la vente en gros et la commercialisation de la pâte, du papier et des emballages, et l'impression et la distribution de journaux et de magazines.

Avarie technique à Chapelle Darblay, stoppée jusqu'au 26 mars

 

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« Le site rentrait dans un arrêt technique planifié de 4 jours avant de s'inscrire dans le cadre d'un arrêt conjoncturel de 6 jours. Or, nous avons détecté une grave avarie sur le système électrique nécessitant l'acheminement de pièces de rechange de l'étranger mais également le déplacement d'une équipe de techniciens ; dans le cadre de la crise sanitaire Covid-19, la planification de la résolution de cette avarie est reportée sine die. C'est pourquoi nous sommes dans l'incertitude pour une reprise le 26 mars », explique Arnaud Dauxerre, RCP Sourcing Manager chez UPM à Chapelle Darblay. Mais une fois ce problème résolu, l'usine devrait refonctionner normalement. En parallèle, le processus de vente du site est en cours. « Nous avons eu un retour pour une reprise partielle de la part d'un cartonnier, qui utiliserait donc une de nos MAP pour produire du PPO. Son offre est en principe présentée fin mars-début avril et il semble que la crise sanitaire que nous connaissons actuellement n'aura aucune incidence sur la remise en cause de cette offre », détaille-t-il. Bien sûr, cette reprise partielle est un soulagement pour les équipes du site mais l'idéal serait bien entendu d'apporter une réponse globale à la filière du recyclage dans le papier graphique et ne pas laisser à l'abandon les autres équipements productifs du site, notamment les deux unités de désencrage voire la MAP 3. D'où la recherche, toujours en cours, d'un autre industriel pour exploiter l'autre partie du site. Rappelons que la date d'échéance fixée par UPM pour le PSE est le 14 mai prochain.

Usine

L'italien Burgo a suspendu l'activité de son usine de papier couché sans bois en Belgique

C'est un arrêt temporaire jusqu'au 30 mars 2020 a indiqué le porte-parole du groupe, qui a pris cette mesure de précaution pour garantir la santé et la sécurité des employés. Quelques jours précédant cette décision, plusieurs équipes avaient levé le pied pour dénoncer le manque d’effectifs et de sécurité. Un contexte compliqué qui a poussé le groupe à stopper la production sur le site de Burgo à Virton pour profiter des semaines d'arrêt pour mettre en place des mesures de protection et de désinfection des installations.

Covid-19 : « La profession papetière se heurte à 3 principaux défis », explique Paul-Antoine Lacour, Délégué général de Copacel

 

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Covid-19 : « La profession papetière se heurte à 3 principaux défis », explique Paul-Antoine Lacour, Délégué général de Copacel

« Notre problème majeur réside dans le manque d'effectifs, dus à la mise en congé ou en arrêt de collaborateurs. Le risque étant de bloquer l’appareil productif et d’aboutir à des ruptures majeures. A date, 4 papeteries sont à l'arrêt en France : 2 dans les PPO, 1 dans le papier de spécialité et 1 autre dans les papiers graphiques. Egalement, certains sites ne fonctionnent qu'avec une MAP sur 2 ». La seconde difficulté évoquée par le délégué général de Copacel concerne la situation des PCR. « Nous arrivons à une situation paradoxale : après un excès de PCR, nous nous dirigeons vers une situation de déficit, dû à la fermeture de centres de tri ». Troisième problème rencontré par la filière : le sujet de la rupture d'approvisionnement de consommables, tels que les produits chimiques. « Si certains expéditeurs sont à l'arrêt ou bien qu'il n'y a pas de camions pour apporter sur les sites ces produits essentiels à notre fonctionnement, nous serons alors en grande difficulté. C'est un sujet d'inquiétude mais pour le moment, nous ne sommes pas touchés ». Paul-Antoine Lacour rappelle l’importance d’une poursuite de la production de papiers et cartons d’emballages, de papiers d’hygiène (mouchoirs, essuie-mains…) et de papiers graphiques et spéciaux (papiers pour masques, notices de médicaments…).

Usine

Covid-19 : ralentissement de l'activité de certains sites de production en Italie

L’Italie est devenue jeudi, devant la Chine, le pays le plus endeuillé au monde par le coronavirus. Dans ce contexte, certaines usines rencontrent des difficultés de fonctionnement. Notamment, l'usine italienne de papier fin Garda du groupe Lecta, qui cesse temporairement ses activités en raison de difficultés liées à la pandémie de coronavirus. Le temps d'arrêt devrait durer jusqu'au 25 mars. Lecta précise que la situation de la demande souffre au milieu de la propagation de Covid-19 et que les livraisons de papier fin se sont multipliées, en particulier pour les clients hors d'Italie. Or, Lecta a des difficultés à garantir les livraisons du produit final à travers l'Europe. Pour autant, le négociant en papier italien Polyedra, qui fait partie du groupe de distribution Lecta, annonce lui qu'il maintiendra ses opérations régulières, en approvisionnant les clients en stock.

Production

Malgré le coronavirus, l'activité continue

Les usines de la filière, dans le monde entier, poursuivent quand elles le peuvent leur programme de conversion ou d'achat de machines. A l'image de l'allemand PKV (Papier- und Kartonfabrik Varel) qui a redémarré le 6 mars sa MAP 4, restée inactive depuis le 30 janvier. A la clé, une augmentation des capacités de production de l’usine pour les qualités de cartons Jade White Classic et Jade Kraft de l'ordre de 20 % pour atteindre 360 ​​000 t/an, contre 300 000 t/an. Egalement, les travaux effectués sur la machine durant ce laps de temps ont permis d'améliorer l'efficacité énergétique de la machine. De son côté, Asia Pulp and Paper (APP) affirme le maintien pour l'année prochaine de la programmation du démarrage de sa nouvelle machine de FBB sur son site Guangxi Jingui à Quinzhou. Selon l'équipementier Valmet, cette machine de fabrication de carton couché serait la plus rapide au monde. Précisément, cette MAP 2 produira du carton plat pliable avec une gamme de poids de base de 190-330 g/m2 et aura une largeur de 8850 mm. La vitesse de conception de la machine sera de 1 450 m/min et la capacité journalière d'environ 3800 t. Rappelons qu'il y a deux ans, APP avait annoncé qu'elle allait augmenter de 3,9 à 5,7 millions de tonnes par an la capacité de production de son usine de Guangxi.

Hygiène

Coronavirus : les fabricants britanniques de papier toilette confrontés à une demande sans précédent

Rappelons qu'en Grande-Bretagne, le confinement n'est pas déclaré, pour autant, les habitants font leurs réserves, notamment en produits d'hygiène : papier toilette, désinfectants, détergents, masques de protection. Du coup, les industriels sur place tournent à plein régime comme Nova Tissue, avec son usine d'Oldham basée au nord-ouest de l'Angleterre. La question est de savoir si cela va suffire car, comme le souligne la fédération des entreprises du papier, qui confectionne les mouchoirs et le papier toilette, « sur les 1,25 million de tonnes de papiers hygiéniques consommés par an au Royaume-Uni, la moitié est importée ».

L'industrie papetière, « nécessaire à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale »

 

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L'industrie papetière, « nécessaire à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale »

Le message est clair : l'industrie papetière française compte et elle compte même beaucoup. Ses sites industriels sont indispensables à la vie économique de la Nation. La liste est longue de ses apports. Sans papiers ni cartons d’emballages, la production de caisses de conditionnement, sacs, cartonnettes, devient impossible et bloque les chaînes logistiques (biens alimentaires, médicaments, matériel médical….). A ce propos, selon nos différents contacts, les usines de PPO tournent à plein pour satisfaire une demande en augmentation, du fait d'une surconsommation des secteurs e-commerce, grande-distribution et pharmacies. Pap'Argus, dans son prochain numéro s'en fera l'écho. De même, sans papiers d’hygiène et pâte de cellulose (mouchoirs, essuie-mains,….), quid des articles indispensables à la santé publique et qui sont plus que primordiaux aujourd'hui pour lutter contre la propagation du virus ? Là encore, c'est un marché qui monte en puissance, Pap'Argus reviendra plus en détail sur ce secteur dans son prochain numéro. Egalement, autre segment d'importance, celui des papiers graphiques et spéciaux : sans eux, comment réaliser les notices de médicaments, si importants à l'heure actuelle ? Voici quelques exemples qui prouvent à quel point l’industrie papetière française est essentielle. C'est la raison pour laquelle Copacel demande, dans le cadre de la Loi d'urgence qui devrait être adoptée vendredi 20 mars, que l’industrie papetière soit reconnue, conformément à l’article 15, comme étant l’un des « secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale ». La Copacel souhaite aussi que cette reconnaissance s’accompagne d’une communication de large ampleur de la sphère publique, ceci afin de rappeler l’importance des secteurs productifs nécessaires à la sécurité de la Nation. Une telle démarche permettrait en effet de donner un sens à l’implication professionnelle des salariés, dans un contexte où, de manière compréhensible, beaucoup d’entre eux, en dépit des mesures drastiques de protection prises par les entreprises papetières, se posent la question de savoir s’ils doivent se rendre sur leur lieu de travail. Cette reconnaissance, enfin, doit sécuriser les approvisionnements en matières premières (Papiers et Cartons à Recycler issus des centres de tri...) et les différentes activités (logistique....) indispensables à ce que, dans les jours à venir, les Français trouvent dans leurs commerces les produits alimentaires et de première nécessité dont ils ont besoin. Cette demande de la Copacel est urgente et plus que légitime, à l'heure où des sites ferment, par manque d'effectifs, mis en quarantaine.

Témoignage

Cosfibel poursuit son activité en France et à l'étranger

Le spécialiste en packaging et merchandising s'est réorganisé pour être en capacité de travailler à 100 % pendant cette période exceptionnelle. Cosfibel a installé le télétravail et mis en place une alternance d’équipes réduites dans les bureaux pour assurer les flux. Les principaux services du groupe, commerciaux, achats, innovation-design, développement technique, logistiques et finances, sont ainsi opérationnels. Cosfibel précise que son usine espagnole de Grumbe poursuit son activité (étuis plastique, coffrets et étuis carton), en s’étant organisée en deux équipes. Le groupe constate aussi le retour à la normal en Chine. «  Nous avons mesuré, dans nos cinquante usines partenaires, une moyenne de 75 % d’effectifs ouvriers présents à ce jour et les chaines d’approvisionnement reprennent. Nos bureaux sont pleinement ouverts et actifs, avec des équipes terrain en Chine présentes à 100%  » détaille Alain Chevassus, PDG du groupe. La crise est là mais comme le montre ce témoignage, les professionnels trouvent des solutions et résistent. Dans le même temps, certains groupes papetiers, comme Lecta commencent à communiquer sur le maintien de leur activité « pour garantir la chaîne d'approvisionnement des biens de première nécessité. »

 

Big-bang à Federec : Jean-Philippe Carpentier quitte la présidence

 

Rififi toujours à la fédération des entreprises du recyclage, cette fois qui touche directement la présidence : Jean-Philippe Carpentier, qui présidait depuis 2012 l'organisation professionnelle a décidé de démissionner de son mandat. C'est Jean-Luc Petithuguenin, président-directeur général de Paprec et vice-président de Federec en charge de la communication, qui assure l'intérim jusqu'à l'élection du nouveau président. Dans un courrier envoyé aux membres du conseil d’administration de Federec, Jean-Philippe Carpentier écrit que « les conditions d’exercice de [sa] fonction ne sont, à ce jour, plus réunies » et que donc il démissionne « dans l’intérêt de la fédération ». Dans le dernier numéro de Pap'Argus, Jean-Philippe Carpentier nous avait accordé une interview et avait évoqué les rapports de force au sein de Federec en revenant notamment sur la démission des groupes Suez, Veolia et Séché.

Point marché PCR : le coronavirus remet tout à plat

 

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« On navigue à vue. » Tel est le credo de la grande majorité des acteurs du marché des PCR. Un marché qui doit faire face à une gestion des déchets hautement perturbée par la crise sanitaire, où gisement et collecte sont bouleversés. L’objectif majeur : protéger les salariés et fonctionner en capacités réduites. Les fermetures de centres de tri s’enchaînent les unes après les autres, « pour atteindre environ 40 % à ce jour, et 70 % dans les semaines à venir » selon un protagoniste. Les entrées de matières premières pourraient donc ralentir dès la semaine prochaine chez les papetiers. Face à cet effondrement de la collecte, l’équilibre offre et demande tend à s’inverser et redessine le marché. « Le coronavirus remet tout à plat » résume un autre.

Circulation des marchandises

Covid-19 : Ecma et Pro Carton demandent que les restrictions logistiques soient levées

European Carton Makers Association (ECMA) et Pro Carton craignent que l'imposition accrue de contrôles aux frontières, alors que l'Europe s'attaque à l'épidémie de COVID-19, entrave ou empêche l'approvisionnement effectif en matières premières des transformateurs d'emballage ou des emballages finis fournis aux secteur pharmaceutique et agroalimentaire. C'est pourquoi les deux organisations réclament des précisions sur le fait que les entreprises impliquées dans la fourniture de matières premières et les transformateurs qui fabriquent les emballages en carton pour ces marchés sont bien exclues des restrictions qui pourraient être imposées en réponse à la pandémie. Ceci afin d'éviter toute perturbation dans la chaîne d'approvisionnement des aliments et des produits pharmaceutiques.

Papiers spéciaux

Conversion de la MAP 2 d'UPM Nordland

Il y a déjà deux ans, UPM avait annoncé le lancement de la conversion de la MAP 2 de son site Nordland, en Allemagne, afin de produire des papiers spéciaux. L'opération est en phase finale et permet la production d'une large gamme de produits axés sur la durabilité, tels que les papiers glassine, kraft et barrière. La capacité annuelle de la MAP 2 d'UPM s'élève à 110 000 tonnes. « Grâce à la nouvelle capacité d'UPM Nordland en Allemagne, nous pouvons mieux soutenir les objectifs de développement durable de nos clients », a témoigné Jaakko Nikkilä, vice-président exécutif, UPM Specialty Papers.

Coronavirus : Pap'Argus met en place un fil d'actualité

A l'heure où le gouvernement français vient de déclarer l'épidémie actuelle cas de force majeure, satisfaisant ainsi les entreprises qui commençaient à être touchées par l'absentéisme, les difficultés de mouvement et les retards de livraison - en attendant ceux de production -, il convient de s'interroger sur l'impact du Covid-19 sur le secteur. Côté recyclé, la Chine avait déjà perdu de l'attractivité et son ralentissement ne devrait pas accentuer le phénomène, en revanche côté pâte vierge, la baisse du commerce mondial et de la consommation vont très certainement impacter l'industrie papetière, avant l'été. Les cours du pétrole viennent de chuter et de l'avis général vont continuer à baisser. Bref, si beaucoup d'entreprises suivent une ligne "business as usual", il est clair qu'il faut surveiller attentivement l'évolution de la situation. Pap'Argus reste sur le qui-vive et vous informera autant que nécessaire au moyen d'alertes, sur ce canal.

Hausses de prix

Nouvelles annonces de hausses de prix

Le groupe Lecta, basé en Espagne, annonce une augmentation de prix de 5 à 7 % de l'ensemble de sa gamme de papiers couchés sans bois deux faces et papiers non couchés, en feuilles et en bobines sur tous les marchés européens. Pour le groupe, cette hausse s'avère obligatoire pour compenser l'augmentation constante des coûts de production. Cette mesure sera effective sur les livraisons de papier à partir du 20 avril 2020. Burgo a aussi indiqué qu'il souhaitait facturer davantage à partir d'avril pour les livraisons européennes, tandis que des prix plus élevés s'appliqueraient immédiatement à toutes les nouvelles commandes à l'étranger. De même que le papetier sud-africain Sappi, qui a pris la décision d'augmenter ses prix à l'exportation à compter lui, du 14 avril 2020. La hausse des prix est de 5 à 8 % et s'applique sur tous les marchés européens de Sappi. Elle concerne les papiers conditionnés en feuilles et les papiers conditionnés en bobines de papier couché sans bois et de papier non couché sans bois.

Equipement

Reconstruction de la MAP 3 de l'usine de Dalaman en Turquie

La commande émane du groupe Mopak, l'un des plus grands fabricants de papier et de carton du Moyen-Orient et des Balkans et c'est le groupe Andritz qui a été mandaté pour la reconstruction de la MAP 3 de l'usine de Dalaman, en Turquie. Le but de l'opération est de convertir la production des qualités de carton couché en testliner blanc couché et non couché. En outre, la machine sera également en mesure de produire des cartons couchés et non couchés à base de pâte vierge ainsi que du papier d'impression offset. Avec cette reconstruction, qui est la première partie d'un projet en plusieurs étapes, la capacité de l'usine sera portée à 500 000 t/a. Le démarrage est prévu pour le premier trimestre 2021.

Elections

Dérogation accordée aux imprimeurs concernant les grammages des bulletins de vote

C'est un ouf de soulagement qu'ont poussé les imprimeurs en apprenant qu'ils étaient autorisés à travailler sur des grammages allant jusqu'à 80 g pour les bulletins de vote, les professions de foi … des prochaines campagnes municipales. Ils étaient dans l'attente de cette dérogation car bon nombre d'entre eux étaient confrontés à une pénurie de papier 70 g, grammage imposé par le code électoral pour les documents de campagne.

Production

4 semaines de retard pour la mise en service de la nouvelle MAP 2 de Spremberg

Retard à l'allumage pour le site de Hamburger à Spremberg, qui voit se rallonger son chantier de 4 semaines. Cela rallonge d'autant la mise en service de la nouvelle machine à papier sur le site. Celle-ci ne pourra ainsi produire son premier lot qu'à la mi-août. L'allongement du délai s'explique par des retards dans le processus de construction. Pour autant, les livraisons de papier déjà convenues avec les clients ne seront pas affectées par le report. La nouvelle MAP aura une capacité de 500 000 t. Ainsi, quand les deux MAP pourront fonctionner à pleines capacités, elles pourront produire jusqu'à 850 000 t/an de papier pour ondulé recyclé blanc et brun.

Redémarrage

La MAP 1 de l'usine de Golbey de Norske Skog est de nouveau opérationnelle

Suite à un accident qui s'est produit sur le site de Golbey, près d'Épinal dans les Vosges, lors des travaux d'entretien, l'usine a connu un arrêt de production de 3 semaines, du 6 au 25 février. Si le groupe norvégien Norske Skog a relancé depuis sa MAP 1, d'une capacité de 250 000 t/an de papier journal, il a reporté en revanche à septembre les travaux de maintenance. Pour compenser les temps d'arrêt, Norske Skog prévoit par ailleurs de produire à une vitesse plus élevée dans les prochaines semaines.

Emballage

Création de European Paper Packaging Alliance

Les principaux fabricants d'emballages alimentaires et de services restauration à base de papier et de fibres se sont réunis à Munich pour lancer l'European Paper Packaging Alliance (EPPA). Précisément, cette association réunit Seda International Packaging, Huhtamaki AR Packaging, Smith Anderson, Schisler Packaging Solutions, Stora Enso, Metsä Board, Mayr-Melnhof Karton, WestRock, Iggesund/Holmen and Paper Machinery Corporation. Elle est cofondée par Huhtamaki et Seda International. Le siège de l'association est basé à La Haye, aux Pays-Bas. L'alliance vise à trouver des solutions concrètes pour augmenter le recyclage et réduire les émissions de carbone des emballages alimentaires sans compromettre la sécurité alimentaire et la protection de la santé humaine.

Equipement

Le papetier espagnol Saica va construire une usine en Ecosse

50 millions de livres sterling (soit 60 millions d'euros) : c'est le montant que Saica, leader du papier pour ondulé avec une production annuelle de 3,2 millions de tonnes, va investir dans son nouveau site de production. Celui-ci verra le jour fin 2021 et sera basé à Livingston en Ecosse. Il récupérera les capacités de deux autres unités installées dans le pays, précisément à Edimbourg et Milngavie, qui, elles, vont fermer. La nouvelle usine permettra d’augmenter la capacité de production du papetier. Elle sera dotée des dernières technologies, ce qui permettra de renforcer l’engagement de Saica envers la création de solutions d’emballage durables en Écosse. A noter que l'autre site de Saica basé en Ecosse (à Grangemouth) ne sera pas impacté. L'an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros avec plus de 10 000 salariés en Europe et en Turquie.

Emballage

L'allemand Palm investit dans ses sites de production

Le chantier d'extension et de modernisation de la centrale électrique de la plus grosse usine à papier pour ondulé au monde a démarré : les premiers travaux ont été engagés mardi 11 février 2020 à l'usine Papierfabrik Palm de Wörth en Allemagne. Montant de l'investissement : 100 millions d'euros. L'installation de la turbine à gaz de toute dernière génération développée par Siemens constituera une nouvelle référence en matière d‘écologie. Les émissions de CO2 vont être significativement réduites alors que la production électrique sera augmentée de 30 %. La nouvelle centrale aura la particularité d'être en mesure de s’adapter aux variations de charge en permettant de réduire ou d’augmenter très rapidement sa production. Cet investissement dans cette usine n'est qu'un parmi d'autres réalisés actuellement par Papierfabrik Palm, qui croit en la poursuite de la croissance du marché de l’emballage. Notamment, l'entreprise consacre 500 millions d’euros dans un investissement sur son site historique d’Aalen. Elle prévoit d'y installer en 2021 une nouvelle machine à papier qui en remplacera trois plus anciennes. D'une largeur de 11 700 mm, cette future machine produira des produits de cannelure et de tests recyclés. L'an passé, le groupe Palm a réalisé 1,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Industrie

L'espagnol Iberpapel modernise la ligne de pâte à papier de l'usine de Zicuñaga

Sur l'unité de production de Papelera Guipuzcoana de Zicuñaga à Hernani, les opérations de mise en pâte vont être interrompues pendant plusieurs semaines au deuxième trimestre. Un arrêt pour la bonne cause puisqu'il s'agit d'engager des travaux sur la ligne de production de pâte du site. Ce chantier est prévu de longue date puisqu'il fait partie du « projet Hernani » de 180 millions d'euros, présenté par Iberpapel en mai 2017. A l'issue du programme de rénovation, la capacité de production du site augmentera de 10 à 15 % pour atteindre environ 230 000 t/an.

Equipement

Le fabricant de papiers spéciaux Delfort va installer une nouvelle MAP dans son usine de Feursten

La filiale de Delfort, Franz Feurstein, exploite actuellement trois machines à papier dans l’usine de papier spécialisée de Traun, en Autriche. L'usine, qui produit des qualités de papier à cigarettes et des papiers fins techniques pour les applications d'emballage va accueillir une nouvelle machine à papier et augmenter ainsi sa capacité à plus de 165 000 tonnes/an. La nouvelle machine à papier devrait démarrer en 2022. A noter que ce n'est pas le seul projet en cours dans le groupe Delfort. Un autre programme est en cours de finalisation dans une autre filiale, OP Papírna à Olšany. Il est prévu que ce site de production soit équipé d'une nouvelle machine à papier pour impression mince, une MAP 6. Avec un démarrage planifié au début de l'été 2020.

Emballage

L'écossais Pitreavie investit dans une nouvelle usine de carton ondulé près de Glasgow

Moyennant la somme de 4,5 millions d'euros, le fabricant d'emballages Pitreavie, basé à Aberdeen, investit dans une nouvelle usine de fabrication d'emballages en carton ondulé près de la ville de Glasgow. Celle-ci entrera officiellement en service en mars. L'installation, d'une superficie d'environ 5 300 m², aura la capacité de produire jusqu'à 30 millions de cartons par an. A noter qu'il n'y aura pas d'onduleuse sur place. Par conséquent, l'usine sera alimentée à partir de chargeurs de feuilles ondulées basés au Royaume-Uni.

Mouvement social

Stora Enso estime l'impact des grèves finlandaises à 11 millions d'euros par semaine

Les grèves dans l'industrie finlandaise des pâtes et papiers vont avoir de lourdes conséquences sur les bilans des papetiers. A l'image de Stora Enso qui prévoit un impact sur son résultat net d'environ 11 millions d'euros par semaine. Soit un total 33 millions d'euros si la grève dure trois semaines. Au global, sur son bilan du premier trimestre 2020, Stora Enso s'attend à un EBIT opérationnel compris entre 90 et 200 millions d'euros.

Prix

Lecta augmente les tarifs de sa gamme de papiers thermiques

Lecta a annoncé une hausse de prix sur les commandes de papiers thermiques. Celle-ci est effective depuis le 28 janvier 2020. L'augmentation est de l'ordre de 8 à 10 % en fonction du pays. Cette hausse est inévitable, selon Lecta, pour compenser l'augmentation constante des coûts de fabrication et de transport.

Equipement

La construction de l'usine de bioproduits sur le site de Kemi est en bonne voie

Metsä Fibre (2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018) a achevé les travaux préparatoires de l'usine de bioproduits de Kemi. Pour mémoire, le groupe a mené ce chantier sur le terrain de son usine de Kemi en Finlande en vue d'une éventuelle construction d'usine de bioproduits. La décision définitive sera prise au plus tôt à l'été 2020. Si elle était mise en œuvre, cette usine de transformation du bois serait la plus efficace de l’hémisphère Nord. A noter qu'une fois celle-ci en activité, l’ancienne usine de pâte à papier serait fermée. Avec une valeur d’environ 1,5 milliard d’euros, l’usine de bioproduits serait le plus gros investissement de l’industrie forestière finlandaise. Elle fonctionnerait entièrement sans combustibles fossiles et produirait annuellement 1,5 million de tonnes de résineux et de pâte de bouleau parmi d'autres bioproduits. Sa consommation de bois s'élèverait à 7,6 millions de mètres cubes par an.

Etude

Les investissements emballage et impression devraient progresser au 1er semestre 2020

L'optimisme est de mise pour les six premiers mois de l'année, révèlent les chiffres de la Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l'électronique (Ficime). Les entreprises du secteur des systèmes et solutions d’impression et d’information professionnels prévoient un rebond dans leur activité de 3 % en moyenne au cours de cette période. Cette hausse se justifie notamment grâce à de nombreux appels d’offres emportés en 2019 et dont les exécutions débuteront au cours du 1er semestre 2020. De même, l’activité des entreprises du secteur de machines d’emballage et de process devrait elle aussi progresser : en moyenne de 3,5 % au premier semestre 2020. Malgré un manque de visibilité sur ces marchés, les carnets de commandes se garnissent à nouveau et le climat des affaires s’améliore, en particulier dans le secteur de l’agro-alimentaire.

Heinzel investit 42 millions d'euros sur le site de Pöls

Le groupe Heinzel, l'un des plus grands producteurs de pâte et de papiers d'emballage en Europe centrale et orientale (2 milliards d'euros de chiffre d'affaires) va dépenser 42 millions d'euros pour augmenter la production de pâte sur son site de Pöls, en Autriche. Grâce à cette somme, Heinzel pourra fabriquer jusqu'à 100 000 tonnes de pâte non blanchie, qui pourront être utilisées pour la production de papier kraft brun, d'ici la fin de 2021. Optimiste, le groupe qui compte 4 filiales, Zellstoff Pöls, Laakirchen Papier (Autriche), Raubling Papier (Allemagne) et Estonian Cell (Estonie), prévoit d'ores et déjà de construire une autre machine à papier dans quelques temps. Pour mémoire, l'année dernière, Heinzel avait déjà doublé la capacité de papier kraft brun à Pöls, à 200 000 t/an.

Restructuration

Nouvelle demande d'insolvabilité pour Kübler & Niethammer Papierfabrik Kriebstein

En proie à des difficultés financières, le fabricant de papier recyclé K&N Paper, qui exploite une machine à papier sur le site de Kribesteine, a déposé une nouvelle fois une demande d'ouverture d'une procédure d'insolvabilité. Bis repetita donc pour la société qui était sortie d'une procédure d'insolvabilité fin avril 2018 pour faire partie du groupe Premium Pulp and Paper, aux côtés de Kabel Premium Pulp & Paper (KPPP). Dans la foulée de l'annonce de la procédure d'insolvabilité, le tribunal local de Chemnitz a nommé un administrateur provisoire. K&N Paper produit du papier recyclé pour des applications d'impression et d'écriture telles que du papier magazine couché (LWC), du papier journal amélioré et du papier offset recyclé. L'entreprise a également investi dans la production de papier d'étiquettes recyclé.

Tarification

Les encres d'emballage de Flint augmentent

Nouvelle hausse de prix en début d'année : cette fois, il s'agit d'une annonce formulée par le fabricant d'encres Flint. En cause : les événements récents au Moyen-Orient qui ont provoqué une augmentation des prix du pétrole, ce qui se répercute sur le prix des matières premières solvantes utilisées dans la fabrication des encres et des revêtements. L'augmentation est prix s'applique immédiatement à toutes les commandes et persistera tant que les prix du pétrole resteront au-dessus des standards.

Emballage

Dunapack Packaging construit une nouvelle usine en Hongrie

Dunapack Packaging, qui dispose de 24 usines de carton ondulé répartis dans 11 pays, fait partie du groupe autrichien Prinzhorn, qui se classe parmi les leaders du marché européen dans l'industrie de l'emballage, du papier et du recyclage, avec un chiffre d'affaires annuel de 1,90 milliard d'euros. Dunapack Packaging a commencé les travaux de préparation de sa nouvelle usine de conditionnement à Dunavarsány, située au sud de Budapest. Montant de l'investissement : 52 millions d'euros. L'usine devrait être opérationnelle d'ici à l'été 2021. Sa capacité de production totale s'élèvera à 240 millions de m2 par an. Cette nouvelle usine sera l’un des sites d’emballage en carton ondulé les plus écologiques et les plus avancés d’Europe, doté de technologies de pointe. L'installation permettra la production de boîtes en carton ondulé complexes, telles que des solutions d'emballage prêtes à l'emploi. A date, l'investissement total du groupe Prinzhorn en Hongrie s'élève à 180 milliards HUF (600 millions d'euros).

Equipement

Le russe Arkhbum Tissue démarre sa première MAP à tissue à Vorsino

Arkhbum Tissue, une unité de l'usine de pâtes et papiers d'Arkhangelsk, a démarré le 20 décembre sa nouvelle machine à tissue dans son usine de Vorsino, située dans la région de Kalouga. Cette MAP a été fabriquée par Andritz et a coûté 8,5 milliards de roubles. Selon l'entreprise, la nouvelle machine offre une capacité de 70 000 t/an de papier hygiénique. L'usine est approvisionnée en pâte à partir du site d'Arkhangelsk (APPM) à Novodvinsk. A terme, l'objectif est d'augmenter les capacités du site de Vorsino à 210 000 t/an de produits d'hygiène.

Indice

Federec crée un nouvel indice de variation des coûts de mise en stockage des refus de tri

La saturation récurrente des sites d’enfouissement français pose un vrai problème aux recycleurs, qui y stockent les déchets ultimes qu’ils ne peuvent pas valoriser. En cause, la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 qui impose une diminution de 50 % de la mise en stockage des déchets non dangereux en 2025 par rapport à 2010. De fait, cette loi entraîne une diminution des capacités annuelles d’accueil des déchets ultimes délivrées aux installations de stockage du territoire, et a donc pour conséquence une saturation de ces dernières. Face à cette situation, la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) a mandaté KPMG pour suivre ce coût d'enfouissement, à travers un nouvel indice de variation des coûts de mise en stockage des refus de tri. Indice qui sera régional (décliné dans toutes les régions administratives métropolitaines hors Corse), trimestriel et basé sur une enquête auprès des entreprises de recyclage productrices de refus de tri (déchets ultimes non-dangereux). La première vague de questionnaires (demandant les variations des tarifs entre octobre et décembre et les volumes en lien) envoyés aux 125 entreprises adhérentes Federec a obtenu plus de 50 % de taux de retours, soit environ 10 répondants par région. Pap'Argus publiera cet indice à chaque parution, dans sa newsletter mais aussi dans son magazine print.

 

Equipements

2 investissements stratégiques pour Bobst

Dans le cadre de sa stratégie visant à fournir des solutions intégrées pour la production d’emballages, Bobst, dont le siège est basé à Mex, en Suisse, veut prendre une participation majoritaire dans Cito-System, installée à Schwaig, en Allemagne. Ce rapprochement entre le fabricant de machines pour l'emballage et Cito-System permettrait de combiner les atouts des deux entreprises afin de stimuler l’innovation dans la production d’emballages. Cette opération de Bobst (1,6 milliard de francs suisses de chiffre d'affaires en 2018) survient après celle réalisée en Chine. Bobst s'est en effet récemment porté acquéreur, via sa filiale chinoise Shanghai Eternal Machinery, de 70 % des parts du constructeur de plieuses-colleuses chinois Yancheng Hongjing Machinery Technology. Cette transaction s'inscrit dans le cadre d'une stratégie d'amélioration et d'élargissement de son parc de machines Eterna.

Projet

Fin du programme de construction d'une usine de pâte NBSK à Kuopio

C'est finalement un non, après cinq ans de tractations : la Cour administrative suprême de Finlande a rejeté l'autorisation environnementale pour la construction de l'usine de bioproduits Finnpulp de 1,2 million de tonnes à Kuopio. Le montant prévu pour financer le programme s'élevait à 1,6 milliard d'euros. Les investisseurs étaient le fabricant chinois de tissue et de produits d'hygiène Hengan International Group Company, l'Association centrale finlandaise des producteurs agricoles et les propriétaires forestiers MTK et Grizzly Hill Capitals. Motif invoqué pour justifier cette réponse négative : le manque d'informations sur l'impact environnemental potentiel du projet.

Production

Un nouveau site Peterson ouvrira ses portes en 2020 à Halden, en Norvège

Ultra-tech : c'est le mot qui convient pour décrire la future usine de Peterson (division emballage de VPK en Scandinavie) en Norvège, qui devrait être inaugurée en mai cette année. Pilotée par l'intelligence artificielle (elle disposera notamment de la première installation au monde d’onduleuse Next Generation de Mitsubishi Heavy Industries), elle possédera un degré élevé d’automatisation et assurera une production neutre en carbone. A noter aussi une autre innovation de taille, celle concernant le préchauffage du carton avant impression. Ce qui permettra aux encres de mieux pénétrer le carton et de créer une qualité d’impression supérieure, tout en diminuant la consommation d’énergie. Ce nouveau site norvégien de Halden ayant vocation à traiter les opérations actuellement réalisées à Sarpsborg, il reprendra une partie des équipes de l'ancien site. Au total, 130 collaborateurs travailleront dans la nouvelle usine.

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